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12/01/2011

Laine des pyrénées, la transformation

PYRENE, LE SAVOIR FAIRE DES ARTISANS


Tonte

La tonte des moutons, par exemple, s'effectue à l'aide d'une tondeuse électrique. On arrive à tondre un mouton en moins de trois minutes. La toison coupée se tient d'une seule pièce, grâce à l'enchevêtrement serré des fibres.

En moyenne, un tondeur de moutons professionnel tond 100 à 150 moutons par jour et certains champions australiens atteignent jusqu'à 300 moutons.

Cette opération a lieu au printemps , en général une fois par an. Il arrive que l'on puisse effectuer deux tontes dans l'année, car dans les premiers mois, la laine pousse particulièrement vite.


Qualité des différentes parties de la toison, le N° 1 étant la meilleure et le N° 6 la moins bonne

Tri

À la ferme, les différentes parties de la toison sont classées en lots suivant leur qualité. En effet, un nombre important de corps étrangers et d'impuretés se retrouvent dans la toison (dont la laine représente entre 2 et 8 kg) et peuvent représenter jusqu'aux deux tiers du poids de celle-ci. Ces impuretés sont principalement le suint graisse, de la terre, du sable, de la paille, des graines disséminées par zoochorie et des chardons.

Les toisons sont ensuite pliées et roulées en balles (de 170 kg en moyenne) avant d'être acheminées vers les centres de vente, puis vers les usines textiles. Cinq millions de balles de laine partent ainsi chaque année d'australie vers les transformateurs situés en europe, amerique,asie.

Lavage

Naturellement grasses, les toisons retiennent poussières et débris végétaux. Aussi cette laine, dite laine brute, est-elle d'abord lavée et séchée. Il y a cinq phases :

  1. le trempage (pour enlever le maximum de terre) ;
  2. le dégraissage (récupération de la suintine) ;
  3. le lavage ;
  4. le rinçage;
  5. puis vient la phase de sèche (ni trop ni trop peu - si elle est trop sèche, cela entraîne de gros problèmes en carderie à cause de l'électricité statique et si elle est trop humide, les matières végétales vont se dérouler et partir avec le ruban ; la carde ne pourra faire son travail, éliminer les matières végétales en plus de paralléliser les fibres).

La graissse ou suint, est récupérée et raffinée, pour être utilisée en pharmacie et dans la fabrication des produits de beauté sous le nom de lanoline. Toutefois, toute la matière grasse n'est pas enlevée. Une infime partie est laissée sur la fibre, sinon elle serait impossible à travailler (laine décreusée d'où électricité statique et problèmes en carderie).

Cardage


Cardage de laine de lama.

Dans cette opération, il s'agit de démêler la laine. Elle est d'abord ensimée, c'est-à-dire imprégnée d'une émulsion destinée à faciliter le démêlage ; puis elle passe dans la carde : des tambours garnis de très fines pointes d'acier, tournant à grande vitesse, divisent et parallélisent les fibres de laine et retiennent les impuretés végétales qui ont pu rester.

Suivant l'usage final auquel la laine est destinée, elle suivra, à partir du cardage et jusqu'à la transformation en fil l'un ou l'autre cycle suivants :

  • le cycle peigné, suivi de préférence par les laines fines. Elles sortent de la carde sous forme de ruban continu, souple et homogène, dit ruban de carde. Le ruban subira l'opération de peignage avant d'être transformé en fil. La laine peignée donnera des tissus et des tricots d'aspect sec et fin.
  • le cycle cardé, suivi par les laines de plus gros diamètre de fibre. Elles sortent de la carde sous forme de mèches fines qui seront directement transformées en fil. La laine cardée donnera des tissus et des tricots d'aspect plus rustique.
Étymologie

Le mot cardage dérive de chardon, plante hérissée de piquant qui pousse le long des chemins. Dans ses déplacements, il n'est pas rare qu'un troupeau de moutons se frotte contre des chardons et y accroche quelques flocons de laine.

Les pâtres d'autrefois frottaient les toisons avec des bouquets de chardons pour obtenir une laine plus souple et propre. Et les premières "cardeuses" industrielles étaient équipées de chardons. Ce procédé était encore utilisé il y a quelques années pour le cardage de certaines laines fragiles (mohair).

Défeutrage


Rubans de laine en cours de transformation. En bas, il s'agit d'un ruban de laine peignée.

Les fibres composant le ruban à la sortie de la carde ne sont pas rigoureusement alignées ; certaines sont encore emmêlées : aussi dit-on qu'elles feutrent. Avant de peigner ce ruban, il faut le défeutrer, c'est-à-dire le régulariser, le paralléliser et en redresser les fibres. On procède par trois passages successifs sur des machines qui assument le doublage et l'étirage des rubans. Cette partie s'appelle aussi la préparation c'est une préparation de sorte à mettre le ruban aux normes (poids pour la mise sur peigneuse).

Peignage

Cette opération complète et parfait le cardage des laines passant par le cycle peigné. Le peignage vise principalement à éliminer les fibres très courtes, appelées blousses, et les dernières petites impuretés qui subsistent encore. Pour ce faire, le ruban de carde passe au travers d'une succession de peignes de plus en plus fins. Comme le cardage, le peignage fournit une matière première pour la filature, sous forme de rubans de peigné.


Femme tibétaine filant de la laine traditionnellement vers 1905

Filature


Les mèches fines de carde et les rubans de peigné sont transformés en fils. L'opération consiste en étirages successifs par les métiers à filer, qui vont amener progressivement la mèche ou le ruban primitifs à une grosseur qui pourra être 400 fois moindre. Le fil subira également une torsion et sera le plus souvent retordu avec un ou plusieurs autres fils, afin de le rendre plus solide et surtout plus régulier. Le fil de laine obtenu est fin, assez élastique, résistant, surtout s'il est retors. L'aspect du fil de laine cardée est plus poilu et irrégulier que le fil de laine peignée, lui-même beaucoup plus lisse car ses fibres sont couchées et fines.

Le filage peut aussi se faire de manière artisanale, à la main, à l'aide d'un fuseau ou d'un rouet.

Teinture

Une fois propre, la laine de mouton est naturellement blanche et écrue. La teinture peut être réalisée à différents stades de la transformation suivant la technique utilisée : soit après le lavage, soit sur rubans avant la filature, soit encore au stade du fil ou après le tissage ou le tricotage.

16/10/2010

Pélerine en laine des pyrénées

PYRENE, LE SAVOIR FAIRE DES ARTISANS

 

Pélerine en laine des pyrénées

 

Une pèlerine est un vêtement couvrant les épaules par dessus un manteau, très en vogue au XIXe siècle.

L'appellation " Pèlerine " provient de l'utilité de ce vêtement, à multiples usages (Manteaux pour les voyages., Couverture pour dormir, ou s'assoir, nappe pour repas dehors durant les pèlerinages très fréquents non seulement au XIXème siècle, mais de tout temps.(d'où son l'appelation)

La pèlerine avait aussi l'avantage de créer une égalité entre toutes les couches sociales, car elle était portée par tous les milieux : aristocrates, officiers, grands bourgeois et bourgeois, mais aussi, paysans, bergers. Paradoxalement, la pèlerine, si elle resta encore en vogue dans certaines catégories du " Beau Monde " au XIXème siècle, fut abandonnée par la classe ouvrière au début de l'ère industrielle, à l'exception des femmes.

 

- Pélerine 100% laine des Pyrénées, fermée par un col claudine.

- Pélerine châle laine mérinos et alpaga, petit col dos frangé.

15/10/2010

Laine Mérinos

PYRENE, LE SAVOIR FAIRE DES ARTISANS


Mérinos

 

Étymologie

On accepte communément deux origines pour le mot espagnol :

  • Merino viendrait du terme castillan merindad désignant une parcelle de terre en Espagne médiévale. Le merino, l'inspecteur chargé de contrôler le terrain, était également en charge de recenser les moutons, et pourrait leur avoir légué son appellation.
  • Merino tirerait son origine du nom d'une tribu berbère, les Mérinides ou Bénî Marid (en castillan, Benimerines) qui vint au secours du royaume de Grenade durant les XIIIe siècle XIVe siècle.

Le terme mérinos désigne plusieurs variété de race ovine.

Production lainière

L'espèce des mérinos est championne du monde de la production lainière.

Histoire

Le Mérinos, de la race "Don Pedro" fut importé d'Espagne en Amérique par éleuthère Irénée du Pont de Nemours en avril 1801 àWilmington, Delaware, où il a fondé la société qui deviendra la multinationale Dupont et qui élevait alors des mouton, en privilégiant la race mérinos. Le bélier espagnol a servi alors pour féconder des brebis et la laine cultivée à wilmington s'est améliorée. Les moutons seront ensuite transférés à Horn Point, sur les côtes sud du comté de Dorchester dans le Maryland.

Son père, Pierre Samuel du Pont de Nemours était le président de la commission nommée par le gouvernement français pour sélectionner les meilleurs mérinos d'Espagne et les ramener en France. Quatre d'entre eux furent envoyés aux États-Unis, dont un était destiné au président Thomas Jefferson, qui s'intéressait au développement du marché de la laine depuis 1794, car il souhaitait que le pays puisse résister à l'emprise du coton britannique, qui s'imposait partout grâce au succès des premiers entrepreneurs du coton britannique. Trois des quatre moutons périrent en route, mais le dernier rendit les services espérés.

Un citoyen de Boston, William Foster, en avait importé dès 1794 de Cadix.

En 1802, c'est un ami de leurs amis, l'ambassadeur américain à Paris Robert Livingston qui importe deux moutons de l'école vétérinaire de Chalons vers sa propriété de l'hudson, le capitaine du navire estimant avoir accompli un acte patriotique, car le mouton permettait de lutter contre l'Angleterre.

 

-Robe d'hotesse zipée laine mérinos

-Manteau capuche laine mérinos

-veste torsades laine mérinos

 

 
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