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22/01/2011

Histoire du vêtement Pyrénéen


lin cultivé sur une parcelle réservée, laine et cuir des moutons, bois pour les sabots...
Collection Musée Pyrénéen Lourdes


Collection Bibliothèque de Toulouse

HISTOIRE DU VETEMENT

...Les vêtements des habitants des Pyrénées,
fabriqués artisanalement à partir des ressources locales (laine, lin, chanvre) étaient adaptés aux conditions de la vie.
Echanges commerciaux et fréquentation des Pyrénées par curistes et touristes ont introduit le coton, la soie pour les plus riches et la prise en compte de la mode “parisienne”..."

LES DIFFERENTS COSTUMES

Mariage sortant de l'église - Lithographie de Maurice 1850

Hommes et femmes portaient communément des guêtres en laine, tricotées ou tissées, parfois des bas tricotés (blancs ou de couleurs variées).
Abarques, sabots, sandales, suivant la saison (et le niveau social) chaussaient hommes et femmes.

Les dessins ou lithographies les représentent parfois pieds nus. Les souliers ont été longtemps réservés aux jours de fête. Les hommes ont porté la culotte à pont, de couleur foncée, remplacée progressivement à partir de la Révolution par le pantalon. Ils enroulaient une large ceinture de lainage rouge, bleue, noire autour de leur taille.

Le gilet (en tissu uni ou bicolore, ou tricoté) était complété par une veste courte et ample (même tissu de laine que le pantalon ou tricotée). Dans la plaine, le port de la "chamarre", ample blouse de toile unie ou rayée s'est répandu (marchés, sorties non cérémonieuses...). Le long bonnet, la barétine (en laine tricotée ou tissée) s'est raccourci (genre bonnet phrygien), puis a laissé place au béret.


Les vêtements,
malgré des textiles et une conception générale commune, ne donnaient pas d'impression d'uniformité. Différences de conditions de vie et de travail étaient perceptibles dans la qualité des étoffes, la longueur des "jupons" ou robes, un ajustement plus ou moins recherché, les dentelles, les rubans, les bijoux.

Superposition de "jupons" rayés ou unis associés à un "casabet" avec ou sans manches, permettaient aux femmes de s'adapter aux conditions climatiques et autres travaux effectués. La robe pouvait se relever à l'avant et se fixer à l'arrière. Un grand tablier protégeait la robe ou le "jupon". Châles et "mouchoirs de cou" s'ajoutaient.


Les chemises
longues en toile blanche (lin ou coton), utilisées le jour et la nuit par tous, s'ornaient plus ou moins de plis, broderies (et dentelles pour les femmes). A partir du XIXème siècle, elles ont coexisté avec chemises courtes et pour les femmes jupons et culottes fendues.

Aux coiffes en lin, coton ou mousseline, parfois richement brodées et ornées de dentelles, s'est substitué le "mouchoir de tête" savamment noué. Le "capulet" reste indissociable du vêtement traditionnel féminin de notre région..." (Entar Dançar Bigorra, F.O.L des Hautes-Pyrénées)

15/01/2011

Le Berger en estive

Le rôle du berger en estive

PYRENE LE SAVOIR FAIRE DES ARTISANS


Le berger surveille et conduit le troupeau

o Il observe l 'état et le comportement du troupeau.
o Il organise, emprunte et adapte le parcours au cours de l 'estive (période de présence en haute-montagne, l'été).
o Il dresse et utilise le ou les chiens pour la conduite du troupeau.
o Exceptionnellement, il peut être amené à assurer l 'agnelage (mise bas des brebis).
o Il apporte les soins aux bêtes (plaies, sutures, piqûres …).

Le berger entretient les équipements de l 'estive et organise sa vie quotidienne

o Il prévoit et commande l'outillage pour les travaux de maintenance.
o Il exécute les travaux de réparation.
o Il nettoie le matériel et les équipements.
o Il prévoit son équipement personnel et son alimentation.

Le berger produit le fromage

o Il assure la traite des brebis.
o Il réalise la transformation fromagère.(fabrication du fromage)
o Il nettoie le matériel de traite et de transformation.
o Il affine et conserve le fromage.
o Il prépare le fromage pour le transport.


Conditions de travail du berger


Le berger travaille pour le compte d'un ou plusieurs éleveurs, auprès d 'un service de remplacement, de groupements pastoraux ou de collectivités locales. Il remplit ses missions accompagné d'un chien.
Cette activité est essentiellement saisonnière et limitée à l'été. Dans le meilleurs des cas de fin mai et fin septembre, parfois un peu plus. Le reste de l'année, c'est à dire l'hiver, il doit avoir une autre activité tel que dans une station de ski ou bûcheron / élagueur, etc… Son travail est physique et nécessite d'être endurant et excellent marcheur en montagne.
L'été, à l'estive, il vivra dans une cabane au confort rudimentaire, souvent éloigné de sa famille et des activités de vallée. Le confort et les conditions de vie différent selon les cabanes. Certaines ont l'électricité d'autres pas, certaines peuvent avoir le téléphone et d'autre une simple radio ou radio téléphone, d'autre ne capte pas la TV ou ne disposent pas d'eau courante même froide, parfois pas de douche, etc…

Cas du berger sans terre.
C'est un berger, propriétaire de ses bêtes, qui ne dispose pas de terre. L'été il est en estive qu'il loue à une commune ou un groupement pastoral. Dans ce cas, il peut également garder les troupeaux d'autres éleveurs. L'hiver, il devra trouver des terres à louer en vallée ou en plaine pour y mettre son troupeau.


Compétences et qualités du berger


Outre le fait que le berger dont avoir des qualités physiques et une bonne connaissance de la montagne et de son milieu spécifique il doit aussi :

  • Connaître le comportement de l 'animal
  • Savoir établir un diagnostic (parasitisme, maladies …)
  • Traiter les premières urgences.
  • Etre capable de mener un troupeau
  • Faire preuve d'un grand sens de l'observation.
  • Etre autonome dans tous les actes de sa vie en estive
  • S'adapter au milieu montagnard dont il a les connaissances.

Aujourd'hui, le berger n'est pas forcément un montagnard de souche ayant une connaissance familiale ou plus ou moins inée de la montagne par une pratique ancestrale. Il doit donc être capable de :

  • S 'orienter
  • Lire une carte
  • Apprécier le potentiel fourrager d'une estive.

Par ailleurs, s'il doit garder un troupeau de laitières, il devra disposer de compétences techniques en transformation fromagère.

13/01/2011

Laine des Pyrénées, en montagne

R

PYRENE, LE SAVOIR FAIRE DES ARTISANS

 

Le pastoralisme dans les Pyrénées

 

Le pastoralisme dans les Pyrénées n'est pas unifié. C'est une mosaïque de coutumes, de méthodes, de cultures très diversifiées d'un bout à l'autre de la chaîne et du Nord au sud. Une diversification qui peut être très importante d'une vallée à l'autre selon que l'on fait du fromage ou non, telle ou telle espèce de brebis, du bovin ou de l'équidé, etc…
Le Pays-Basque n'est pas comparable à la Catalogne qui sont encore très différents de la Bigorre ou de l'Aragon.

 

 

Les diverses races d'animaux d'élevage dans les Pyrénées

 

Contrairement à ce que certains tentent de faire croire, la montagne pyrénéenne n'est pas et n'a jamais été un espace sauvage depuis de nombreux siècles. Elle est espace de vie où s'est développée une intense activité agricole et d'élevage tout comme le pastoralisme avec les régions proches dans le cadre des transhumances.
Cette activité, différente d'une vallée à l'autre et selon que nous nous situons au Nord ou au sud des Pyrénées a conduit l'homme a sélectionné, pour ses besoins, des espèces animales d'élevage adaptées à l'espace de vie.

Les besoins sont différents d'un lieu à l'autre mais ils peuvent être classés en deux grandes catégories : besoins alimentaires et besoins d'outils de travail.

 

aces à viande

Tarasconnaise


Origine :
Des troupeaux de race syrienne arrivés avec les invasions orientales. Puis des races Mérinos métissèrent le cheptel.
Aptitude : Race rustique de montagne. Maternelle.
Cheptel : environ 15 000 brebis pour 55 éleveurs.


Castillonnaise


Origine :
Se trouve en zone limitrophe d l'Ariège et de la Haute Garonne. Issue de moutons primitifs pyrénéens.
Aptitude : .Race de montagne qui s'adapte à tous contextes d'élevage.
Cheptel : A failli disparaître dans les années 1975. Effectif total : environ 2500 brebis dont 1900 en sélection pour 16 éleveurs.

Particularité : Tête et membres roux


Aure et Campan


Origine :
La race pyrénéenne la plus imprégnée de sang Mérinos jusque dans les années 1800. Se trouve sur 4 zones des Hautes-Pyrénées : vallée d'Aure (Saint-Lary), vallée de Campan (Haut Adour), région du Nistos et les Baronnies.
Aptitude : Race de montagne. Maternelle.
Cheptel : environ 25 000 brebis en 1980 - 10 000 brebis en 2000. En sélection seulement 1500 brebis pour 10 éleveurs.


Barègeoise (AOC Barèges-Gavarnie)


Origine :
Se trouve exclusivement sur le Canton de Luz (Pays-Toy anciennement la bath deth Barège). Elle est apparentée à la race lourdaise mais mieux conformée. C'est une race trés localisée par son isolement géographique avec une conduite d'élevage très spécifique.
Aptitude : Race de haute montagne (été / hiver). Maternelle.
Cheptel : Effectif total de la race : 4000 brebis dont 2800 en sélection pour 20 éleveurs environ..


Lourdaise


Origine :
Se trouve exclusivement sur les Canton d'Argelès-Gazost, Lourdes et Bagnères de Bigorre. Elle est apparentée au groupe béarnais mais a bien résisté aux infusions de sang Mérinos. Cette race a failli disparaître récemment.
Aptitude : Race de montagne, grand gabarit, rustique, trés maternelle (docile et calme).
Cheptel : Effectif total de la race : 900 brebis dont 600 en sélection pour 12 éleveurs

 
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