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15/01/2011

Le Berger en estive

Le rôle du berger en estive

PYRENE LE SAVOIR FAIRE DES ARTISANS


Le berger surveille et conduit le troupeau

o Il observe l 'état et le comportement du troupeau.
o Il organise, emprunte et adapte le parcours au cours de l 'estive (période de présence en haute-montagne, l'été).
o Il dresse et utilise le ou les chiens pour la conduite du troupeau.
o Exceptionnellement, il peut être amené à assurer l 'agnelage (mise bas des brebis).
o Il apporte les soins aux bêtes (plaies, sutures, piqûres …).

Le berger entretient les équipements de l 'estive et organise sa vie quotidienne

o Il prévoit et commande l'outillage pour les travaux de maintenance.
o Il exécute les travaux de réparation.
o Il nettoie le matériel et les équipements.
o Il prévoit son équipement personnel et son alimentation.

Le berger produit le fromage

o Il assure la traite des brebis.
o Il réalise la transformation fromagère.(fabrication du fromage)
o Il nettoie le matériel de traite et de transformation.
o Il affine et conserve le fromage.
o Il prépare le fromage pour le transport.


Conditions de travail du berger


Le berger travaille pour le compte d'un ou plusieurs éleveurs, auprès d 'un service de remplacement, de groupements pastoraux ou de collectivités locales. Il remplit ses missions accompagné d'un chien.
Cette activité est essentiellement saisonnière et limitée à l'été. Dans le meilleurs des cas de fin mai et fin septembre, parfois un peu plus. Le reste de l'année, c'est à dire l'hiver, il doit avoir une autre activité tel que dans une station de ski ou bûcheron / élagueur, etc… Son travail est physique et nécessite d'être endurant et excellent marcheur en montagne.
L'été, à l'estive, il vivra dans une cabane au confort rudimentaire, souvent éloigné de sa famille et des activités de vallée. Le confort et les conditions de vie différent selon les cabanes. Certaines ont l'électricité d'autres pas, certaines peuvent avoir le téléphone et d'autre une simple radio ou radio téléphone, d'autre ne capte pas la TV ou ne disposent pas d'eau courante même froide, parfois pas de douche, etc…

Cas du berger sans terre.
C'est un berger, propriétaire de ses bêtes, qui ne dispose pas de terre. L'été il est en estive qu'il loue à une commune ou un groupement pastoral. Dans ce cas, il peut également garder les troupeaux d'autres éleveurs. L'hiver, il devra trouver des terres à louer en vallée ou en plaine pour y mettre son troupeau.


Compétences et qualités du berger


Outre le fait que le berger dont avoir des qualités physiques et une bonne connaissance de la montagne et de son milieu spécifique il doit aussi :

  • Connaître le comportement de l 'animal
  • Savoir établir un diagnostic (parasitisme, maladies …)
  • Traiter les premières urgences.
  • Etre capable de mener un troupeau
  • Faire preuve d'un grand sens de l'observation.
  • Etre autonome dans tous les actes de sa vie en estive
  • S'adapter au milieu montagnard dont il a les connaissances.

Aujourd'hui, le berger n'est pas forcément un montagnard de souche ayant une connaissance familiale ou plus ou moins inée de la montagne par une pratique ancestrale. Il doit donc être capable de :

  • S 'orienter
  • Lire une carte
  • Apprécier le potentiel fourrager d'une estive.

Par ailleurs, s'il doit garder un troupeau de laitières, il devra disposer de compétences techniques en transformation fromagère.

12/01/2011

Laine des pyrénées, la transformation

PYRENE, LE SAVOIR FAIRE DES ARTISANS


Tonte

La tonte des moutons, par exemple, s'effectue à l'aide d'une tondeuse électrique. On arrive à tondre un mouton en moins de trois minutes. La toison coupée se tient d'une seule pièce, grâce à l'enchevêtrement serré des fibres.

En moyenne, un tondeur de moutons professionnel tond 100 à 150 moutons par jour et certains champions australiens atteignent jusqu'à 300 moutons.

Cette opération a lieu au printemps , en général une fois par an. Il arrive que l'on puisse effectuer deux tontes dans l'année, car dans les premiers mois, la laine pousse particulièrement vite.


Qualité des différentes parties de la toison, le N° 1 étant la meilleure et le N° 6 la moins bonne

Tri

À la ferme, les différentes parties de la toison sont classées en lots suivant leur qualité. En effet, un nombre important de corps étrangers et d'impuretés se retrouvent dans la toison (dont la laine représente entre 2 et 8 kg) et peuvent représenter jusqu'aux deux tiers du poids de celle-ci. Ces impuretés sont principalement le suint graisse, de la terre, du sable, de la paille, des graines disséminées par zoochorie et des chardons.

Les toisons sont ensuite pliées et roulées en balles (de 170 kg en moyenne) avant d'être acheminées vers les centres de vente, puis vers les usines textiles. Cinq millions de balles de laine partent ainsi chaque année d'australie vers les transformateurs situés en europe, amerique,asie.

Lavage

Naturellement grasses, les toisons retiennent poussières et débris végétaux. Aussi cette laine, dite laine brute, est-elle d'abord lavée et séchée. Il y a cinq phases :

  1. le trempage (pour enlever le maximum de terre) ;
  2. le dégraissage (récupération de la suintine) ;
  3. le lavage ;
  4. le rinçage;
  5. puis vient la phase de sèche (ni trop ni trop peu - si elle est trop sèche, cela entraîne de gros problèmes en carderie à cause de l'électricité statique et si elle est trop humide, les matières végétales vont se dérouler et partir avec le ruban ; la carde ne pourra faire son travail, éliminer les matières végétales en plus de paralléliser les fibres).

La graissse ou suint, est récupérée et raffinée, pour être utilisée en pharmacie et dans la fabrication des produits de beauté sous le nom de lanoline. Toutefois, toute la matière grasse n'est pas enlevée. Une infime partie est laissée sur la fibre, sinon elle serait impossible à travailler (laine décreusée d'où électricité statique et problèmes en carderie).

Cardage


Cardage de laine de lama.

Dans cette opération, il s'agit de démêler la laine. Elle est d'abord ensimée, c'est-à-dire imprégnée d'une émulsion destinée à faciliter le démêlage ; puis elle passe dans la carde : des tambours garnis de très fines pointes d'acier, tournant à grande vitesse, divisent et parallélisent les fibres de laine et retiennent les impuretés végétales qui ont pu rester.

Suivant l'usage final auquel la laine est destinée, elle suivra, à partir du cardage et jusqu'à la transformation en fil l'un ou l'autre cycle suivants :

  • le cycle peigné, suivi de préférence par les laines fines. Elles sortent de la carde sous forme de ruban continu, souple et homogène, dit ruban de carde. Le ruban subira l'opération de peignage avant d'être transformé en fil. La laine peignée donnera des tissus et des tricots d'aspect sec et fin.
  • le cycle cardé, suivi par les laines de plus gros diamètre de fibre. Elles sortent de la carde sous forme de mèches fines qui seront directement transformées en fil. La laine cardée donnera des tissus et des tricots d'aspect plus rustique.
Étymologie

Le mot cardage dérive de chardon, plante hérissée de piquant qui pousse le long des chemins. Dans ses déplacements, il n'est pas rare qu'un troupeau de moutons se frotte contre des chardons et y accroche quelques flocons de laine.

Les pâtres d'autrefois frottaient les toisons avec des bouquets de chardons pour obtenir une laine plus souple et propre. Et les premières "cardeuses" industrielles étaient équipées de chardons. Ce procédé était encore utilisé il y a quelques années pour le cardage de certaines laines fragiles (mohair).

Défeutrage


Rubans de laine en cours de transformation. En bas, il s'agit d'un ruban de laine peignée.

Les fibres composant le ruban à la sortie de la carde ne sont pas rigoureusement alignées ; certaines sont encore emmêlées : aussi dit-on qu'elles feutrent. Avant de peigner ce ruban, il faut le défeutrer, c'est-à-dire le régulariser, le paralléliser et en redresser les fibres. On procède par trois passages successifs sur des machines qui assument le doublage et l'étirage des rubans. Cette partie s'appelle aussi la préparation c'est une préparation de sorte à mettre le ruban aux normes (poids pour la mise sur peigneuse).

Peignage

Cette opération complète et parfait le cardage des laines passant par le cycle peigné. Le peignage vise principalement à éliminer les fibres très courtes, appelées blousses, et les dernières petites impuretés qui subsistent encore. Pour ce faire, le ruban de carde passe au travers d'une succession de peignes de plus en plus fins. Comme le cardage, le peignage fournit une matière première pour la filature, sous forme de rubans de peigné.


Femme tibétaine filant de la laine traditionnellement vers 1905

Filature


Les mèches fines de carde et les rubans de peigné sont transformés en fils. L'opération consiste en étirages successifs par les métiers à filer, qui vont amener progressivement la mèche ou le ruban primitifs à une grosseur qui pourra être 400 fois moindre. Le fil subira également une torsion et sera le plus souvent retordu avec un ou plusieurs autres fils, afin de le rendre plus solide et surtout plus régulier. Le fil de laine obtenu est fin, assez élastique, résistant, surtout s'il est retors. L'aspect du fil de laine cardée est plus poilu et irrégulier que le fil de laine peignée, lui-même beaucoup plus lisse car ses fibres sont couchées et fines.

Le filage peut aussi se faire de manière artisanale, à la main, à l'aide d'un fuseau ou d'un rouet.

Teinture

Une fois propre, la laine de mouton est naturellement blanche et écrue. La teinture peut être réalisée à différents stades de la transformation suivant la technique utilisée : soit après le lavage, soit sur rubans avant la filature, soit encore au stade du fil ou après le tissage ou le tricotage.

 
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